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    Les femmes sénégalaises en Amériques dans les tresses ou l'art de la beauté

Posté par: Djibril ndiaye| Lundi 21 mai, 2012 06:29  | Consulté 1577 fois  |  0 Réactions  |   
     Les tresses sont pratiquées depuis l'Égypte pharaonique. En Amérique aussi bien les hommes que les femmes ont embrassé l'art contemporain des tresses. Les modèles de tresses les plus populaires d'aujourd'hui sont originaires de l'Afrique de l'Ouest. Au Sénégal c'est un art que la majorité des femmes assimilent à un âge très bas. Les tresses et la maintenance des cheveux sont devenues une industrie financière de plusieurs milliards de francs CFA en Amérique et dans le monde.   En Afrique et particulièrement au Sénégal les styles de tresses représentaient un statut social. Dans un passé récent, chez les séreres juste avant la circoncision(passage du statut de jeune au statut adulte), les jeunes hommes se tressaient et organisaient le ndut dit lel en wolof. De véritables cérémonies étaient organisées, c'est dans ces événements qu'on identifiait les futures artistes et les hommes de talents. Les tresses étaient un moyen d'expression de la beauté d'un homme et de ces talents. Avec l'esclavage les noires américaines continuaient à se tresser  mais, les techniques assimilées  depuis 4500 ans avant Jésus Chris étaient perdues pendant la traversée de l'Atlantique( c'est à dire l'esclavage ). Jusqu'en 1969 les tresses n'étaient pas réellement acceptées comme fashion dans la société américaine. Les noires américaines de cette période se coiffer les cheveux de manière différente. C'est dans les années 70, avec le mouvement de liberté d'expression; le afro mouvement chez les noirs et l'immigration des femmes de l'Afrique de l'Ouest, de nouveaux styles de tresses étaient reintroduits . En 1999 les artistes chanteurs comme Ludacris, Lil' Bow Wow et le basketteur Allen Iverson commencèrent à utiliser la mode Corn Row dit Raw en wolof comme mode d'expression de leur attachement à la culture afro américaine.  Dans mon blog sur les femmes sénégalaises de la diaspora j'ai parlé du don de nos femmes dans les tresses. C'est un don de 6000 ans. Les tresses sont un art très complexes et difficiles à assimiler. Ces techniques de base, nos femmes les assimilent dès l'âge de 5 à 6 ans en tressant leurs poupées  dit ntal en wolof. Plus tard les filles se tressent entre elles en utilisant les techniques apprises de leur aînées, de grande mère et de maman. Pour mieux comprendre l'importance de l'éducation à bas âge j'ai pris comme exemple un documentaire que j'avais suivi sur la formation en informatique des enfants indiens dans les villages. Dès le bas âge ils enseignent l'enfant comment manipuler l'ordinateur. Vous connaissez la suite, les ingénieurs indiens en informatique sont les plus convoités. Ils sont invités à immigrer en Allemagne et en Amérique. Économiquement l'Inde est devenue compétitive sur le plan mondial. De même pour nous qui ont subi une formation religieuse dès l'âge de 5 ans 6 ans, nous assimilons le plus souvent le fondement de la religion. Mais malgré ces connaissances une éducation pratique est nécessaire. Nos femmes une fois en Amérique subissent une formation pratique sur les tresses des affaires. Comment maintenir la partie sociale des tresses tout en éliminant l'inutile dans les affaires. Améliorer la rapidité et satisfaire le client ou la cliente. Dans certains salons le nombre d'hommes qui se tressent par jour est plus élevé que les femmes, une nouvelle réalité, au Sénégal le salon est un milieu féminin. On apprend l'entrepreneuriat, la langue et la culture américaine sur le champ. Avec la crise économique qui touche beaucoup les noirs américains, le business a été très affecté. Mais c'est un métier libéral et adapté à nos femmes responsables de famille.  Les tresses ont beaucoup aidé les sénégalaises en Amérique, certaines femmes intellectuelles l'ont utilisées comme voie pour payer leur études, d'autres ont fait carrière dans les tresses.  Les femmes sénégalaises dans les tresses est un succes story, comme les indiens dans l'informatique. La formation religieuse est nécessaire pour l'enfant, mais nous devons préparer nos enfants dès le bas âge à assimiler une technique ou une technologie pour nous  préparer à ce nouveau monde, qui est la génération de la technologie de l'information.   Dr Djibril Ndiaye membre fondateur de l'APR yaakaar New York Section Manhattan  Émail ndiayedjibril9@mail.com   
 L'auteur  djibril ndiaye
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