Seneweb.com Accueil |   Gerer ce blog   

Les émigrés sénégalais comme investisseurs, exemple d'une vraie rupture

Posté par: Djibril ndiaye| Vendredi 19 octobre, 2012 22:28  | Consulté 2580 fois  |  2 Réactions  |   
    Le fait de quitter son pays pour améliorer sa condition de vie, celle de sa famille, de son quartier, village, de son pays d'origine et d'accueil, je pense rupture ne peut être plus grande que cet engagement. Mais les émigrés doivent aller plus loin, ils doivent être parmi les majeurs investisseurs du Sénégal futur. La diaspora est la quinzième région virtuelle du Sénégal. Elle est devenue un laboratoire expérimental économique, culturel, et démocratique.     L'immigration sénégalaise a passé par plusieurs étapes; la première qui est masculine et individuelle, petit à petit devient féminine et familiale(jibyny.seneweb.com).   La plupart de nos compatriotes ont vécu en Afrique dans des systèmes où les dictateurs ont régné en maîtres, avant de venir déposer leur baluchons dans les pays à démocraties avancées. Cette riche expérience qui a joué un rôle virtuel dans la consolidation de notre démocratie ne peut pas être rangée à l'oubliette. Leur participation est ressentie surtout pendant la première et deuxième alternance.   Sur le plan économique, ils ont initié des plans de développement basés uniquement sur une gestion indépendante et efficace de leur maigres ressources. L'édification d'écoles, de dispensaires, de mosquées, d'hôpitaux, de bureaux de postes et les envois continus de l'argent aux familles laissées derrière montrent une certaine rupture initiée par la diaspora sénégalaise.   Les émigrés sénégalais ont les mêmes difficultés que les pays pourvoyeurs d'aides à notre cher Sénégal. L'aide au développement qui est originaire aussi bien des émigrés que des pays développés doit prendre une autre forme pour refléter la rupture très attendue au Sénégal. Le rôle du gouvernement dans la formulation de ce nouveau type de développement est primordial. Comment transformer l'argent des émigrés et l'aide étrangère en investissement? D'abord il faut réduire les dépenses liées à la gestion des fonds de développement en utilisant l'expertise in situ et celle de la diaspora. En même temps il faut une sensibilisation des émigrés pour un investissement massif dans des projets productifs privés ou à fonds mixtes. Le rôle des émigrés dans l'économie sénégalaise est un processus et son objectif, c'est de participer au développement de notre cher pays. Je donne un seul exemple sur tant d'autres: notre premier objectif était un développement économique individuel; la plupart de nous ont réalisé des bâtiments onéreux avec de l'argent cash. Mais au fur et à mesure il devient clair que ces bâtiments n'ont pas de canalisations pour évacuer aussi bien l'eau de pluie que l'eau usée, nous sommes dans un cycle fermé où l'inondation et l'insécurité sanitaire régnent. Cette mauvaise gestion de l'assainissement  parmi d'autres, nous oblige à repenser notre modèle de développement.  - Dans tous les niveaux de notre gouvernement, la diaspora non seulement doit être représentée, mais par des émigrés. - Monnayer une partie de l'aide étrangère avec l'investissement. - La taxation; vivre en ville veut dire il faut payer le prix. Rien ne peut plus être comme avant, il y'a des sacrifices à payer et chacun selon ses moyens économiques et intellectuels doit participer encore plus à l'édifice du pays. Mais la diaspora ne peut pas continuer la perfusion d'un malade dont la guérison est incertaine. Le malade doit prendre une autre médication pour accélérer sa convalescence et sa  productivité. L'élection du Président Sall est un pas vers cette direction. Seulement nous entrons dans l'étape la plus difficile, celle des actions concrètes. Chacun attend des résultats de son prochain, avec une pression  sur le gouvernement, je pense une rupture réelle sera née.  Selon nos forums la diaspora ne peut plus supporter et c'est exprimé clairement..... Le gouvernement doit rapidement trouver des formules pour les maux immédiats du pays. Sinon c'est une perte de temps et de stratégie. Mais nous aussi nous devons changés, comment voulons nous que nos gouvernants changent, si on ne change pas, Le peuple a créé la rupture politique le travail est à moitié fait, mais il faut un courage pour prendre certaines grandes décisions non populaires qui seront parfois contradictoires avec ce que la masse souhaite. Mais la masse qu'on le veuille ou non a choisi un leader grâce à sa vision et son programme de développement. Il y'a un dialogue entre le peuple et son gouvernement. Le peuple doit se reconnaître dans le gouvernement pour ensemble qu'on crée un sursaut national. Et ce ci n'est possible qu'avec une bonne gouvernance. Il y'aura toujours des critiques et ça fait partie du processus démocratique. Mais le travail et de bons résultats sont nécessaires. Chez les japonais  qui appliquent le "djom" et le "kersa" les leaders de ce pays savent que la satisfaction du peuple est une dette morale et ils savent que toute erreur est fatale politiquement, "there is no room for error". Mais nous devons être patients et ouvrir un débat constructif.  Nous sommes arrivés à un moment dans notre culture démocratique la rupture est obligatoire parce que le peuple ne peut plus attendre. Les émigrés selon les forums sont prêts à redoubler d'efforts, ils ont l'expertise et les moyens, mais il faut aussi des résultats de la part du gouvernement, particulièrement dans la bonne gouvernance.   Djibril Ndiaye Ph.D. Émail ndiayedjibril9@gmail.com Tel 646 571 7677   
 L'auteur 
Une faute d'orthographe, une erreur á signaler ? Une précision á apporter ? Ecrivez moi avec votre info ou votre correction et en indiquant l'url du texte.
Commentaires: (2)
 Ajouter mon commentaire    Afficher les commentaires
Aidez-nous à modérer les commentaires en nous signalant les insultes. Merci de votre collaboration.
Milo En Octobre, 2012 (22:57 PM) 0 FansN°:1
je trouve tes idées juste et cohérent mais la majeur partie des investissent venant d'immigrée son mal gérer et pour eux l’investissent se limite a l'immobilier qui est un secteur nos pourvoyant d'emplois du fais qu'il se résume a être a la finalité une réalisation passive financier comme structurel contrairement a un investissent active rentabilisé par une mobilité graduelle avec une bonne gestion ce qui auras a développer des emplois fixe formelle ou informel mais réalisable avec la participation promoteur qui sauras faire la promotions de son entreprise ou activité professionnel étant donner que lui seul est a apte a savoir la ou il auras fixer ces objectif qu'il s'attend a atteindre mais ceci commence par le faite d'y croire avant de s'y lancer et la majeur partie des immigré n'y crois pas ce qui risque de compromettre la rupture que tu propose.
Anonyme En Octobre, 2012 (14:49 PM) 0 FansN°:2
on parle bcp des emigres et de leur role economique mais il ya aucune accompagnement...Un secteur par exemple: l'agriculture...kest ce kon peu faire concretement:
1- etat doit pourvoir des terres (c ki nest pas le cas)
2- simplifier les procedures administratives bureaucratiques ( le gars nest pas la , vous revenez la semaine prochaine ...le mois prochain, lannee prochaine...etc).
3- plateau technique (disponibilité des tracteurs etc.)
...dans les autres secteurs...ibid...(dans des pays comme le vietnam)...il ya un accompagnement de A a Z sans bureaucratie tout tres vite et tres efficace...mais au senegal malheureusement on croit ken parlant dun probleme on la deja resolu...

Ajouter un commentaire

 
 
djibril ndiaye
Blog crée le 09/05/2012 Visité 442178 fois 63 Articles 10719 Commentaires 25 Abonnés

Posts recents
Souvenirs et mémoire de nos jeunes héros perdus dans L\'Océan Atlantique et la Méditerranée.
Le baobab et les pangols 
Une solution radicale pour combattre le terrorisme 
Les partis communistes dans l\ évolution de notre démocratie
When foreign aid become an investment
Commentaires recents
Les plus populaires