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La démocratie à la sénégalaise pourquoi nous sommes démocrates de nature, le rôle important joué par un groupe social appelé en sérère  (Naar no Maad) ou en wolof Naar ru cayor

Posté par: Djibril ndiaye| Samedi 14 juillet, 2012 04:22  | Consulté 2938 fois  |  4 Réactions  |   
  Après le feuilleton sur Buur Sine Coumba Ndoffene Fa Mak de Alioune Badara Bey diffusé à la télévision nationale des années 80, les étudiants sérère de l'Université de Dakar UCAD, n'étaient pas contents de la présentation du dramatique. La présentation du roi n'était pas sacrée, elle ne reflétait pas les valeurs sérère qui sont parmi les fondements actuels de notre stabilité sociopolitique. Nous avions écrit une lettre au Président Abdou Diouf. La série était suspendue, mais malheureusement il n'y avait pas suffisamment d'investigations pour amener une réponse adéquate à la réaction des étudiants face à ce feuilleton(Mahawa Diouf; Ethiopiques No. 54 année 1991) ..   Pendant les vacances de cette même année, j'avais la chance de rencontrer ma grand mère Yassine Séne qui avait grandi à Djok près de diakhao Sine. Elle m'avait expliqué comment les potentiels candidats pour diriger le Sine c'est à dire les guelewar étaient encadrés dès leur jeune âge. Le jeune guelewar avait toujours dans son entourage un ami qui serait appelé aujourd'hui un attaché de presse. Ce journaliste était issu d'un groupe social qui était respecté dans le Sine se sont les Naar no Maad. Si un guelewar devait être choisi pour diriger le Sine, le témoignage du journaliste était un facteur déterminant pour son éligibilité. Bien sûr toutes les couches sociales étaient représentées. Les jarafs, les farbas et d'autres personnalités intervenaient dans le choix du Buur. Mais la décision ultime reposait sur le jaraf fa mak ou le grand Jaraf. L'appareil politicoadministif fut organisé d'une manière qui permettait une expression équilibrée des différentes classes sociales selon Cheikh Diouf mémoire 2005 UCAD. Le roi était sacré en pays sérère. Et toutes ces activités étaient contrôlées. La présentation du roi en public était brève et protocolaire disait ma grand mère. L'exemple politicosocial du Sine nous montre que la société sénégalaise avait une certaine démocracie. Certains politiciens ne comprennent pas ou bien ne croient pas que la société sénégalaise est assez mûre pour décider de leur devenir politique. Notre société est en avance sur nos politiques. Je ne suis pas un sociologue ni un politicologue, se sont des réalités qui me semblent et méritent d'être soulignées. Des études sociologiques plus élargies sur notre passé sociopolitique et nos réalités actuelles sont nécessaires, si nous voulons éviter des surprises comme les élections présidentielles et législatives de 2012. Nous avions toujours pensé que les facteurs qui régissent notre politique sont nombreux et difficiles à fixer pour comprendre l'évolution politique du sénégal. Mais les dernières élections sont des signes encourageants. La démocratie sénégalaise semble être une part de notre culture. L'adoption de la culture occidentale et de la culture islamique donnent notre nouvelle démocratie un aspect original avec une certaine maturité. Le développement du sénégal ne saurait jamais se réaliser sans un fondement démocratique, garantie par des institutions libres et fonctionnelles. Notre plus grand défi est comment institutionaliser cette démocratie pour la protéger à jamais des vices de l'Homme. C'est en ce moment seulement, nous serons sevrés des élections supervisées et aussi nous pourrons être comptés parmi les grandes démocraties du monde moderne. Dr Djibril Ndiaye membre fondateur de L'APR de New York Section Manhattan  Émail ndiayedjibril9@gmail.com Tel:646 571 7677   
 L'auteur  djibril ndiaye
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Anonyme En Juillet, 2012 (10:03 AM) 0 FansN°:1
belle réflexion, de très édifiantes idées qui doivent nous pousser à revisiter notre passé fort riche d'une exemplaire démocratie.
Zem En Juillet, 2012 (22:00 PM) 0 FansN°:2
du courage ...belle reflexion.
en tout jokandial.j;ajoute que les naars no mad au sine sont representes par la grande famille des TOURE c'est a dire MBIN BIRAM BAN.
MERCI
Fatoumata binetou Abass En Juillet, 2012 (01:05 AM) 0 FansN°:3
NAAR RU CAYOR PLUS PRECISEMENT DARMANKO
Les Darmanko ont tenu un grand rôle dans l'histoire du Sénégal , pays où ils sont installés depuis des siècles. Ils y étaient le plus souvent marabouts musulmans ou commerçants, en particulier de la gomme arabique. Les Darmanko sont les descendants d'Ayoba Lansar. Dans l'histoire de l'islam, Ayoba Lansar est l'homme qui accueillit le prophète Mouhammad psl lors de son arrivée à Medine, ville dont Lansar était le chef. Seules leurs traditions orales relatent cette origine. les Darmanko furent également des propagateurs de l'islam au Sénégal. Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, originaire du Baol, créateur du mouridisme, reçut un grand soutien de la communauté Darmanko. C'est pourquoi il y a de fortes communautés darmanko dans la région de Diourbel, située dans l'ancien Baol, l'un des hauts lieux du mouridisme.
Les Darmanko portent les patronymes suivants : Amar, Goumbala, Chérif, Diagne, Sougoufara ( sougou), Diakhoumpa, Sady, Roussoul, Tandiné, Nar, Babou, hadji, Sabara. Une famille tres noble depuis l’histoire des temps et respecte par tout le monde. Aujourd'hui les Darmanko, qui pratiquent pour beaucoup l'endogamie, sont métissés avec les diverses ethnies voisines nobles . Physiquement, les Darmanko avaient à l'origine le teint clair, les yeux noisette, la chevelure bouclée, que beaucoup d'hommes portaient longs, encore aujourd'hui. Les métissages étant fréquents depuis des décennies, beaucoup ont...
Jibyny En Juillet, 2012 (04:24 AM)0 FansN°: 214884
Une partie de ma famille est Naar no Maad, ils très mouride. Le vieux D Touré visitait souvent mon père qui était tidjane. Ils avaient d'excellentes relations. Le vieux D passent tout son temps à prier, lire le coran et les khassaids. C'est un vieux exemplaire, je l'ai toujours admiré.

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djibril ndiaye
Blog crée le 09/05/2012 Visité 438479 fois 63 Articles 10442 Commentaires 25 Abonnés

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